Au 1er  janvier 2020, la création de CSE (comités sociaux et économiques) au sein des entreprises de plus de onze salariés devient obligatoire. Comment se saisir des questions de santé-sécurité au travail dans cette nouvelle instance ? Pistes de réponses.

Décidée en 2017, la fusion des instances représentatives du personnel au sein du CSE représente une opportunité pour l’intégration des questions de santé, sécurité et conditions de travail dans la gestion globale de l’entreprise. Certaines entreprises du BTP n’ont pas attendu l’échéance du 1er janvier 2020 pour se lancer. « À la mi-octobre, nous avions recensé 300 CSE, sur les 2 500 à 2 600 entreprises jusqu’alors dotées de CHSCT (comités hygiène sécurité et conditions de travail, NDLR) », indique Hélène Schwab, pilote du sous-programme accompagnement des CSE à l’OPPBTP.

Un important travail d’information a démarré, insistant sur le dialogue social en tant que clé de performance de l’entreprise, et notamment vers les entreprises de moins de 50 salariés. « Quant aux structures plus importantes, précise-t-elle, il s’agit de les accompagner pour que les questions de prévention gardent la place qui leur revient dans les travaux de la nouvelle instance ».

Un besoin de formation pour les nouveaux membres
La nécessité de former les nouveaux membres des CSE, qui ne sont pas tous issus des CHSCT, s’impose aussi à nombre d’entreprises. Eurovia, filiale travaux publics de Vinci, a ainsi proposé à l’ensemble des titulaires et suppléants des CSE créés au sein de ses établissements, soit 1 100 personnes, un module animé par l’OPPBTP et conçu avec l’entreprise en fonction des risques propres à ses activités.

Source: OPPBTP

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